Partager l'article ! Enfants de Voltaire: A l'heure où l'on annonce une visite officielle de Kadhafi à Paris ; à l'heure ou notre cher Président félicite cha ...
A l'heure où
l'on annonce une visite officielle de Kadhafi à Paris ; à l'heure ou notre cher Président félicite chaleureusement Poutine ou fait le commercial de luxe en Chine, ramenant des contrats sans
aucune protestation sur la situation des droits de l'homme, il peut être nécessaire de citer ce passage (émouvant) de la lettre d'Ingrid Betancourt. A méditer.
"Mon coeur appartient aussi à la France (...). Quand la nuit était la plus obscure, la France a été le phare. Quand il était mal vu de demander notre liberté, la France ne s'est pas tue.
Quand ils ont accusé nos familles de faire du mal à la Colombie, la France les a soutenues et consolées.
Je ne pourrais pas croire qu'il est possible de se libérer un jour d'ici si je ne connaissais pas l'histoire de la France et de son peuple. J'ai demandé à Dieu qu'il me recouvre de la même force
que celle avec laquelle la France a su supporter l'adversité, pour me sentir plus digne d'être comptée parmi ses enfants. J'aime la France de toute mon âme, les voix de mon être cherchent à se
nourrir des composantes de son caractère national, elle qui cherche toujours à se guider par principes et non par intérêts. J'aime la France avec mon coeur, car j'admire la capacité de
mobilisation d'un peuple qui, comme disait Camus, sait que vivre, c'est s'engager. (...) Toutes ces années ont été terribles, mais je ne crois pas que je pourrais être encore vivante sans
l'engagement qu'ils nous ont apporté à nous tous qui, ici, vivons comme des morts."
Photo Robert Capa
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