itinéraire culturel

Dimanche 29 octobre 2006
Le net réserve de bien belles surprises à qui sait prendre le temps. J'en veux pour preuve la conférence de Jean Foubert sur 'Edward Hopper, David Lynch : mises en perspective' dans le cadre du colloque de mai 2004, 'Vous avez dit Hopper?' disponible sur le site de l'ENS.

L'universitaire démontre assez rapidement les ressemblances et divergences entre le peintre et le cinéaste. Cette intervention a été pour moi la révélation des analogies entre deux artistes que j'affectionne tout particulièrement.

Le peintre américain est surtout connu pour sa description de l'aliénation, de l'isolement et de l'angoisse existentielle. Moins souvent est mis en évidence sa peinture d'une Amérique dans son quotidien le plus ordinaire, Amérique provinciale et pastorale. Hopper s'empare donc, comme Lynch, de clichés et de l'imagerie populaire américaine pour les décrypter et les interroger. La dimension théâtrale est donc sans cesse présente dans leurs oeuvres.
Hopper et Lynch proposent tous les deux des 'séquences' qui invitent à imaginer, à inventer une histoire. Les tableaux d'Hopper sont souvent l'imminence de l'action alors qu'il s'y passe quasiment rien. Les films de Lynch sont aussi marqués par l'immobilisme crispé, c'est-à-dire la tension immobile. De nombreux plans sont source de crispation et d'attente.

New York Movie (1939, photo ci-dessous) est, pour moi (qui ne suis aucunement spécialiste de l'un ou l'autre des maîtres) un très bel exemple de cette similitude. Regardez attentivement cette reproduction en pensant au Silencio de David Lynch dans Mulholland Drive...
Par Nicolas
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Dimanche 29 octobre 2006
Le Musée d'Art Moderne de Saint Etienne présente jusqu'au 15 janvier 2007 une exposition intitulée 'ZERO : avant garde internationale des années 1950-1960'. Cette rétrospective retrace l'oeuvre d'un groupe d'artiste 'tournés vers une nouvelle forme de spiritualité, voulant faire table rase du passé et dont les préoccupations esthétiques et poétiques centrées sur le dynamisme du mouvement circulaire, la pureté de la couleur blanche et les infinies variations d'une lumière universelle s'expriment souvent dans un esprit ludique'.

ZERO, c'est un groupe fondé en 1957 par deux jeunes artistes, Heinz Mack et Otto Piene, tous deux formés à la Kunstakademie de Düsselledorf, bientôt rejoint par Günther Uecker.
ZERO, c'est la création d'un nouveau langage de l'image, de la forme et de la lumière; c'est la production d'oeuvres ludiques et interactives où le mouvement est un attribut essentiel de la composition et où l'espace est réapproprié par les artistes.
ZERO, c'est la dématérialisation de l'oeuvre d'art.
ZERO, c'est l'éloignement progressif du geste expressif et émotionnel de la peinture informelle, c'est l'expérimentation et l'utilisation de matériaux issus de l'industrie: clous, plaques d'aluminium...
ZERO, c'est un groupe ouvert à l'international, et cette exposition a le mérite de montrer les connexions et la cohérence existant avec le groupe japonais GUTAI (première exposition autonome en juillet 1955 autour de son fondateur, Yoshihara Jiro).

A ne pas rater, la célèbre
Robe Lumineuse de Tanaka Atsuko ; les objets/clous de Uecker ; les reliefs de lumière de Mack (Projet du Sahara, stèles de miroir sur une étendue de sable, au fond, une photo d'un homme marchant dans les dunes) ; le Ballet de lumières de Piene (dans une chambre noir, un son monocorde accompagne le jeu des lumières et d'ombres projetées sur les murs) ; les monochromes bleus d'Yves Klein.
Par Nicolas
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Dimanche 29 octobre 2006

La saison 2005-2006 fut une année de découverte du théâtre, aussi bien au niveau pratique de cet art qu'au niveau fréquentation de nombreuses salles parisiennes. L'objet de ce post est de revenir sur une sélection des pièces les plus marquantes vues l'année dernière.

Première pièce, premier choc. La Mort de Danton de Büchner, au théâtre des Amandiers, mise en scène de Jean-François Sivadier. L'inventivité de la mise en scène (les questionnements introductifs avec les acteurs parmi le public), la force d'un texte aux nombreuses interrogations métaphysiques, la présence des acteurs sont autant d'atouts d'une pièce tonitruante.

 

Marquante l'est également Viol d'après Titus Andronicus de Botho Strauss (dans une mise en scène de Luc Bondy aux Ateliers Berthier). La violence, la mise en scène moderne et exigeante, les nombreux questionnements que suscitent le texte de l'Allemand sont autant d'éléments qui ne vous suivent longtemps une fois sorti du théâtre.

 

Plus doux, mais plus fort, plus émouvant, Love Letters de A. R. Gurney avec deux monstes sacrés: Philippe Noiret et Anouk Aimée. Une simple table, deux chaises et cinquante ans d'échanges épistolaires à la fin tragique. Alexa et Tom découvrent la vie ensemble, se cherchent sans se trouver, font leur vie chacun de leur côté, font l'expérience de la maladie puis de la mort. Poignant.

 

Plus de légèreté et d'humour avec la pièce de Sacha Guitry au Théâtre Edouard VII: Mémoires d'un tricheur. Francis Huster y joue, seul sur scène, le rôle d'un artiste du mensonge et de la dissimulation. La présence et la joie de l'acteur sont incroyables.

 


 

Début février, on atteint la perfection avec la nouvelle pièce de Samuel Benchetrit, Moins deux au Théâtre Hebertot.
Dans une chambre d’hôpital, juste deux lits, Jean-Louis Trintignant et Roger Dumas. Il ne leur reste plus que deux semaines à vivre, alors ils décident de fuguer. Humour noir et émotion, cynisme et sobriété, émotion. Et que dire de l’interprétation juste et sensible… Sans conteste, un des chocs de la saison.

 

Les Monologues du Vagin avec Micheline Dax, Marie-Paule Belle et Sara Giraudeau. Alternance d’humour et d’émotion. La complicité et le plaisir partagé entre les actrices de générations différentes sont frappants et tellement beaux.

 

La saison se termine par trois pièces inégales : tout d’abord Ma vie avec Mozart au Théâtre Montparnasse où le parcours initiatique d’un adolescent mal dans sa peau qui apprend à accepter les évènements de la vie avec l’aide du génie allemand. La nouvelle pièce d’Eric-Emmanuel Schmitt est, comme toujours avec lui, sous une légèreté apparente, une véritable source de questionnements.
Ensuite, La maladie de la mort d’après Marguerite Duras avec Fanny Ardant. Présence indiscutable, beauté irréelle, voix inoubliable, sensualité et sensibilité. Mais le texte est trop ardu, le rythme trop lent pour que l’on puisse se laisser gagner par l’émotion.
Last but not least, Cyrano avec Jacques Weber. Dans un décor réduit à son strict minimum (des tables de bistrot, costumes contemporains, sur un écran en fond de scène est diffusé Cyrano de Genina), trois acteurs jouent tous les personnages de la pièce de Rostand dans une adaptation originale et percutante où ne subsistent alors que l’émotion et la richesse des sentiments. L’amour déçu et les regrets, la scène finale sur la Sonate au Clair de Lune est sans doute la plus belle émotion d’une saison de théâtre riche et diversifiée.

Par Nicolas
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Dimanche 12 novembre 2006
Je viens de voir la nouvelle pièce de Florian Zeller, Si tu mourais, avec Catherine Frot, Bruno Putzulu, Robin Renucci et Chloé Lambert (dans une mise en scène de Michel Fagadeau au Théâtre de la Comédie des Champs Elysées). C'est l'histoire d'un mort (celle de Pierre) et de sa femme qui cherche à connaître l'homme qu'elle a cotoyé pendant vingt ans. Le connaissait-elle réellement? Elle fouille dans le bureau de son mari écrivain, y apprend le nom d'une jeune actrice. Elle rencontre, découvre, imagine, fouille, recherche afin d'apprendre la réalité, même si celle-ci doit la faire souffrir et mettre en cause l'image de l'homme qu'elle aima pendant de nombreuses années.
La mise en scène est originale, les flash-back alternent avec les scènes inattendues de rencontres entre les différents acteurs. Le jeu est sobre et précis, même si la voix monocorde de Catherine Frot est parfois trop ennuyeuse.
Une très belle pièce de cet auteur de seulement 27 ans. A voir
Par Nicolas
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Dimanche 19 novembre 2006
Le rideau tombe. Puis il se lève. Astrid Veillon, tenant par la main Pierre Vaneck, salue le public les yeux en larme. Cette scène est un des mes plus beaux moments d'émotion au théâtre. Il est impressionnant de voir à quel point l'actrice EST son rôle, le vit, lui donne tout son corps et son âme. Magnifique, bouleversant.
Elle est Kathleen, jeune veuve simple qui se met au service de Jacob Brackisch, ancien professeur d'anglais et de musicologie, seul, passionné et effrayé par sa mort qu'il sent proche.
Opus coeur, d'Israel Horovitz au théâre Hébertot est un bijou. Deux heures d'échanges entre un vieux professeur, misanthrope et solitaire et son ancienne élèvre rancunière. Elle l'accuse d'avoir ruiner ses études, ses espoirs, ainsi que ceux de sa famille. Ils s'épient, se découvrent, s'affrontent pour mieux se connaître, s'apprivoiser, se comprendre et finalement faire la paix avec leurs angoisses et leur passé respectifs.
A noter enfin un décor magnifique, style vieille maison côtière anglaise qui sublime ce huit clos parfois drôle mais toujours juste.
Opus coeur
est un véritable coup de coeur, un pur moment d'émotions.
Par Nicolas
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Lundi 27 novembre 2006

Depuis le 22 novembre et jusqu'au 3 décembre, Saint-Etienne accueille la cinquième Biennale internationale du Design. Pour la première fois cette année, cette manifestation est organisée par l'équipe de la Cité du design, vaste projet dont les bâtiments verront le jour en 2008 et visant à rassembler, dans un lieu unique, tous les acteurs du design (entreprises et monde économique, culturel et création, enseignement et formation).

Plusieurs lieux, plusieurs parcours et une idée unique : ouverture. Sur le monde, sur les différentes pratiques, sur les nouvelles opportunités. Ouverture aussi au niveau des expositions qui se déclinent sur différents sites. Il y La fabrique 5000, sous le commissariat de Matali Crasset ('Cohabitations'), le Bâtiment I ('Eden Adn'...) et la Cité Berthiez ('Demain c'est aujourd'hui', 'Free style', 'Goood Food'...) ; mais aussi le Musée d'art moderne, le Musée de la mines, le Musée d'art et industrie. Bref, pendant une quinzaine de jour, Saint Etienne est à la hauteur de son projet de Cité du design : elle est le centre universel des nouvelles pratiques du design.

J'ai particulièrement apprécié le site de la Fabrique 5000. Dans une ancienne usine désaffectée, Matalli Crasset nous propose une déambulation dans l'univers du design. Trois parcours circulaires et enchevêtrés nous offrent la possibilité de réfléchir sur 'Comment vivre ensemble aujourd'hui à l'échelle de la maison, du quartier, du monde?". L'espace et les couleurs vives mettent parfaitement en valeur un véritable "projet de vie et de design", harmonieux et international. Une grande réussite.

Question de goût, j'ai moins aimé le Bâtiment I : beaucoup plus foire qu'exposition, scénographie trop dense. Lindividu lambda, intéressé mais non spécialiste se perd vite dans la masse de projets présentés et en arrive finalement à un rejet partiel et à une perte de repères.

Allez faire un tour à Saint-Etienne et prenez le temps de remettre en cause votre approche des objets, des goûts, des formes...

Par Nicolas
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Dimanche 3 décembre 2006
Toutes les critiques sorties sur le dernier film de Martin Scorsese, Les infiltrés sont élogieuses. Après avoir vu le film ce samedi, mon réaction est beaucoup moins enthousiaste. L'histoire de départ est simple : Costello, un vieux mafieux, pervers sexuel démoniaque (le génial Jack Nicholson, le regard le plus hallucinant du cinéma américain contemporain) a élevé un type de gendre idéal (Matt Damon) pour infiltrer une unité spéciale de la police de Boston. Mais cette même unité qui traque Costello depuis de nombreuses années lance également Billy Costigan pour infiltrer la mafia. Ce chassé croisé se cristallise en la personne d'une ravissante psychologue de la police, dont les deux héros tombent amoureux. La réalisation est certes réussie, le casting irreprochable, la psychologie des protagonistes finement définie, la fin hallucinante... Mais trop c'est trop ! Après cinq retournements de situation, la crédibilité de l'ensemble est mis à mal. Les longeurs sont aussi trop nombreuses et l'on a finalement du mal à rester concentré pendant 2h30...
Par Nicolas
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Dimanche 18 février 2007
Depuis le 9 décembre dernier et jusqu'au 16 mars 2007, Franck Goddio présente au Grand Palais le résultat des fouilles sous-marines menées avec son équipe depuis le début des années 1990. L'exposition s'articule autour des trois sites fouillés : Alexandrie, Canope et Heracléion-Thônis et de plus de 500 pièces diverses : statues, sphinx, bijoux, pièces de monnaies... L'Egypte a tout connu : la grandeur des pharaons, les invasions grecques puis romaines, et c'est tout cela que nous pouvons contempler grâce aux recherches archéologiques de Franck Goddio. Certaines pièces sont magnifiquement conservées : les trois statues collossales du Roi, de la Reine et du Dieu Hâpy (plus de cinq mètres de hauteur, magistrales sous la verrière du Grand Palais) ; une stèle grise aux majestueux hiéroglyphes ; des têtes sculptées de différents pharaons ; des sphinx ; les restes du temple de Serapis à Canope ; etc...
Les commentaires de l'audio guide sont très instructifs sans être trop érudits. On y apprend la complexité des fouilles sous-marines ; la création d'Alexandrie par le roi macédonien conquérant puis la destruction du vieux port en 746 à la suite d'un terrible tremblement de terre ; la fondation de la dynastie des Ptolémées ou Lagides ; les influences réciproques de la Grèce sur la religion égyptienne...
Une exposition passionnante à ne pas rater, d'autant plus que la scénographie est soignée (grandes photos d'archéologogues sous-marins sur les murs) et que le lieu est majestueux.
Par Nicolas
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Mercredi 7 mars 2007

Jeune avocat (Arié Elmaleh), il prépare la défense d'un mexicain cannibale. Sa belle compagne depuis quatre ans (Virginie Ledoyen), éditrice, vient de passer l'après-midi avec un auteur célèbre qui la fit rêver plus jeune. Le jeune fiancé, maladivement jaloux, la questionne, la soupçonne, l'imagine attirée et séduite par l'écrivain, la torture psychologiquement et l'engage à accepter une invitation à dîner avec l'écrivain. Elle y va. Il désespère, la supplie de ne pas céder. Elle revient... d'une soirée avec une amie, mais tout est brisé en elle et dans leur couple. Elle le quitte, va s'installer avec son idole en Irlande, puis revient dix mois plus tard afin de tester une dernière fois son amour, pour l'auteur qu'elle va épouser, avec son ex-amant. L'amour est toujours présent, les vieilles habitudes reviennent, elle ne l'épousera pas et succombe à nouveau au charme de l'avocat idéaliste.

Irrésistible est donc une histoire d'amour banale, à peine noircie par la jalousie. Amour -rupture - réconciliation, trityque sacré, canevas facile à exploiter. Dans la dernière scène de la pièce, elle lui demande d'éviter les poncifs de l'amour ; et c'est justement ce que n'a pas pu éviter l'auteur de cette pièce, Fabrice Roger-Lacan. Toutes les banalités les plus vides, tous les modèles sans cesse ressassés, tous les lieux communs nous sont servis ici! Le premier acte est très lent, trop long, on s'ennuie fortement. La suite est plus agréable, assez drôle, mais franchement décevante, le scénario multipliant les incohérences. Le décor et la mise en scène manquent d'originalité, le jeu des acteurs se réduit au strict minimum : il est frappant, lors du salut des artistes, de constater qu'ils ne semblent eux-mêmes avoir pris aucun plaisir à leur prestation. Gênés ?

Par Nicolas
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Mercredi 11 avril 2007

Après la magnifique exposition des Trésors engloutis d'Egypte (ici), les verrières du Grand Palais abritent jusqu'à fin juin 2007 deux expositions que rien n'auraient dues rassembler : le Nouveau Réalisme d'une part, l'Age d'or de l'Inde classique d'autre part.

Le Nouveau Réalisme (nom donné à treize artistes rassemblés autour du critique d'art Pierre Restany) s'inscrit dans une mouvance générale de destruction des schémas classiques de l'art (au même titre que Dada ou le Groupe Zéro, voir ici). La tragédie de 1939-1945, les Trente Glorieuses naissantes, l'entrée dans l'ère de la consommation, le développement d'une industrialisation massive, les prémices d'une mondialisation anarchique... sont les fondements philosophiques d'une nouvelle façon de faire de l'art. Les happenings, les actions-spectacles se multiplient, et l'on voit apparaître de nouveaux objets artistiques déroutants : les compressions de César, les instruments de musiques détruits d'Armand, les affiches lacérées d'Hains et de Villeglé, les sculptures autodestructives de Tinguely, les poupées géantes de Nikki de Saint Phalle, les performances anthropomorphiques d'Yves Klein... A travers 180 oeuvres variées, l'on retrouve, au terme d'un parcours thématique en douze étapes, toute la vitalité d'un groupe d'art majeur des années 1960. J'ai particulièrement apprécié un exemple de Dylaby ("labyrinthe dynamique") de Marcial Raysse représentant une plage artificielle avec des panneaux colorés et un juke-box déversant une musique joyeuse. J'ai regretté la confusion des genres, les commentaires limités.

Avec l'Inde de l'époque Gupta (IV-VIè siècle après J.C.), l'on touche la perfection. Grande dynastie du nord de l'Inde, les Gupta donnèrent à l'art indien ses lettres de noblesse, et développèrent la pensée religieuse et les sciences . Grâce à une réunion exceptionnelle de plus de 110 oeuvres, le Grand Palais nous permet de cotoyer cette âge d'or. Trois écoles sont représentées : celle de Mathura (en particulier de nombreuses sculptures du Bouddha grès rose) ; celle de Sarnath (à noter deux très belles stèles en grès beige représentant les grandes étapes de la vie de l'Illuminé) ; celle d'Ajanta enfin, avec ces compositions picturales murales). Finesse des traits, intériorité méditative, sagesse... ces objets millénaires nous transportent sur les rives du Gange, loin de l'agitation actuelle.

Le billet jumelé que propose le Grand Palais est une occasion unique de se confronter à la nouveauté, de laisser sa sensibilité voguer sur les pentes douces de l'Inde avant d'être malmener par une expérience artistique destructrice mais novatrice. Animation et folie d'un côté, sagesse et calme de l'autre ; extériorité et effusion de bruit chez le Nouveau réalisme, retour sur soi et et calme de l'Inde classique ; objet roi contre signification. A voir absolument.

Par Nicolas
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de A à Z...

- A -

Strawberry Jam - Animal Collective
Un homme perdu - Danielle Arbid
A l'abri de rien - Olivier Adam
Le Portrait - Pierre Assouline
De l'autre côté - Fatih Akin

- B -

The Flying Club Cup - Beirut
Smokey Rolls Down Thunder Canyon - Devendra Banhart
Shotter's Nation - Babyshambles
Jean-François Bizot -
Comment parler des livres que l'on n'a pas lus ? -
Pierre Bayard
François-Marie Banier -
Fur and gold -
Bat for lashes
Le Royaume - Peter Berg
Bob Dylan - François Bon
Chroniques littéraires - Maurice Blanchot

- C -

Le rapport de Brodeck - Philippe Claudel
Control - Anton Cobijn
North Star Deserter - Vic Chesnutt
La fille coupée en deux - Claude Chabrol
La Radiolina - Manu Chao
Secret Sunshine - Lee Chang-Dong
Le Deuxième Souffle - Alain Corneau
Gustave Courbet - Exposition Grand Palais 2007
Darling - Christine Carrière
My Friends All Died... - Cocoon
Les Promesses de l'Ombre - David Cronenberg
The Waiting Room - Chloé
L'homme sans âge - Coppola
Un bruit qui court - Pauline Croze

- D -

The Pirate's Gospel - Alela Diane
Tom est Mort - Marie Darrieussecq
Five leaves left - Nick Drake
La Passion selon Juette - Clara Dupont-Monod
L'invitation - Etienne Daho
La mécanique du coeur - Dionysos

- E -

Nancy Elizabeth -
Battle and Victory
L'Enfer - Expo BNF

- F -

Distance and Time - Fink
Echoes, Silence, Patience & Grace - Foo Fighters
Leaving the nest - Benjy Ferree
Revival - John Fogerty

- G -

La vengeance dans la peau -
Paul Greengrass
Nouvelles Mythologies - Jérôme Garcin

- H -

Tout est pardonné -
Mia Hansen-Love
White Chalk - PJ Harvey
I'm not There - Todd Haynes

- K -

99 F -
Jan Kounen
La Forêt de Mogari - Naomi Kawase
André Kertész - Expo Chambéry
My Blueberry Nights - Wong Kar-Wai

- L -

Alabama Song -
Gilles Leroy

- M -

Dans le café de la jeunesse perdue -
Patrick Modiano
Gee Whiz but this is a Lonesome Town - Moriarty
Charles et Léo - Jean-Louis Murat
Trees Outside the Academy - Thurston Moore
Les Disparus - Daniel Mendelsohn

- N -

Ni d'Eve ni d'Adam -
Amélie Nothomb
Avant que j'oublie - Jacques Nolot

- O -

Une autre histoire de la littérature -
Jean d'Ormesson
Odeur du temps - Jean d'Ormesson

- P -

Transparent knives -
Promise and the Monster

- R - 

In Rainbows -
Radiohead
Cendrillon - Eric Reinhardt
The State of Things - Reverend and the Makers
La part obscure de nous-mêmes - Roudinesco
Un homme - Philip Roth

- S -

Persepolis -
Marjane Satrapi
Thalasso - Amanda Sthers
American Gangster - Ridley Scott

- T -

Love it when I feel like this -
The Twang
L'heure zéro - Pascal Thomas

- V -

Adieu Pony -
Constance Verluca
Ambroise Vollard - Exposition 2007 Musée d'Orsay
Paranoid Park - Gus Van Sant
Une vie - Simone Veil

- Y -

Chrome Dreams II -
Neil Young
ti_bug_fck
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