itinéraire musical

Jeudi 9 novembre 2006
Lentement, une guitare acoustique interprête des accords aux accents flamenco. Une second guitare puis une troisième reprennent un thème léger et chantant. Puis c'est un chaos maitrisé : les guitares saturées, accompagnées d'une batterie oppressante, enflamment le thême d'ouverture. Au bout de trente secondes, c'est l'artillerie lourde avant les premières paroles du chant hâché de James Hetfield : 'Lashing out the action, returning the reaction...'. On connait la suite. Bienvenu dans Battery, sur Master of Puppets, le troisième album de Metallica paru en février 1986.
Chef d'oeuvre du trash-metal, huit titres aussi efficaces que variés, complexes que tranchants, cet album des quatres hommes en noir restera 72 semaines en haut des charts.
A consommer sans modération, même plus de vingt ans après sa sortie.

Ps: un moment clé de l'album, le deuxième titre, au bout de 5'42"... A vos platines !
Par Nicolas
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Samedi 18 novembre 2006
Le premier album des anglais est un petit bijou de pop. A la première écoute, les mélodies vous hantent. Véritable phénomène outre-manche, les quatre ont écoulé plus d'un million de copies de leur magnifique premier opus.
Tout commence par une superble ballade, Seaside, ou Luke Pritchar, 21 ans, et simplement accompagnée d'une guitare sèche nous offre une voix  pleine de douceur. Se succèdent ensuite deux titres pop à l'énergie communicatrice : See the world et Sofa song. Le sommet de l'album, Ooh La, basé sur une mélodie entêtante, alterne rythme rapide et moments plus aériens.
The Kooks nous offre sur cet album une véritable leçon de pop simple mais efficace, ou comment faire du neuf avec du vieux. Espérons qu'ils passeront avec succès la difficile étape du second album. En attendant, courrez vous procurer ce disque.
Par Nicolas
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Samedi 18 novembre 2006
Rendez-vous vite sur la blogothèque, site hallucinant où vous pourrez profitez d'un concert des Kooks dans la rue ou encore d'une magnifique interprétation d'Herman Düne dans une laverie. Enorme.
Par Nicolas
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Jeudi 14 décembre 2006
Comme chaque année à la même époque depuis cinq ans, Les Inrocks nous propose avec le numéro 576 paru mercredi dernier la compilation 'CQFD 2007 - Ce qu'il faut découvrir en 2007'. Et comme chaque année, la livraison 2006 est magistrale. Elle est source d'espoir quant à l'énergie, la qualité, la diversité et la vitalité de la scène underground nationale. J'ai particulièrement apprécié le rock old school de The Love Bandits, l'énergie communicatrice de Rodeo Massacre, la techno endiablée de Don Rimini, le mélange rock et rap de Naive New Beaters, la pop légère et acoustique de Cocoon et celle aérienne, sensuelle et à double voix de Twice.
La musique en France, ce n'est pas seulement Patrick Bruel ou Lara Fiaban, la Star Ac' ou la Nouvelle Star, c'est aussi une multitude d'artistes indépendants et quasi-anonymes qui se battent tous les jours pour faire vivre leur passion (7 000 maquettes écoutés par la rédaction des Inrocks pour retenir 21 noms). Ce CD en est la preuve parfaite.
Une compilation qui débute par She loves sex réserve forcément des moments d'extase.
Alors courrez découvrir ce CD unique où l'on a l'impression de voir se créer en direct la musique de demain.
Par Nicolas
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Mardi 26 décembre 2006
...ce devrait être Pandora.com. Ce site est tout simplement le Graal pour tout amateur de musique! Créé en janvier 2000 par un groupe de musiciens et de chercheurs, ce site se propose d'analyser tous les titres selon une centaine de 'gênes' musicaux (rythme, orchestration, arrangement, mélodie...). Vous pouvez ainsi, gratuitement - il suffit de s'inventer une adresse aux Etats-Unis - créer autant de radio que vous le souhaitez, autour d'un titre ou d'un artiste. A partir de l'analyse des critères du morceau ou de l'artiste recherché, Pandora vous offre des heures de musique d'artistes répondant aux mêmes critères. C'est le site idéal pour découvrir de nouveaux groupes, se perdre dans les méandres de la création musicale... A découvrir de toute urgence !
Par Nicolas
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Mardi 26 décembre 2006
En 1999, lorsque Dr Dre sort son deuxième album, Chronic 2001, il est un mythe : auteur de l'immense The chronic en 1996 ; pionnier du gansta rap avec N.W.A ; fondateur en 1997 de son troisième label de rap (Aftermath, après Death Row et Ruthless) ; découvreur de talent (Snopp Doggy Dog, Eminem, Warren G, 2Pac...).
Cet album paru en 1999 est une bombe, un bijou de rap sensuel et groovy, loin du gangsta-rap agressif et revendicateur. Dr Dre nous offre des duos magiques (avec Snoop Dog, Enimem ou Xzibit) où la basse et le synthé (joués sur de vrais instruments) invitent à la danse. Somme de tubes planétaires au sons inoubliables, cet album est la preuve que Dr Dre est non seulement un producteur de talent, mais aussi un compositeur unique et un interprète talentueux à qui tous les rappeurs devraient faire référence.
Par Nicolas
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Dimanche 18 février 2007
17 février 2007, Paris, l'Olympia pleine à craquer, 21h45. Après deux premières parties groovy, il arrive... Deux Dj's, une batterie, une basse et une guitare produisent un son énorme. Joey Starr entre alors sur scène et assène les lyrics de J'arrive, morceau d'ouverture de son premier album solo, Gare au Jaguarr sorti en octobre dernier. Le flow est aisé et rocailleux, la rythmique lourde et percutante, le Show peut commencer. Joey Starr harangue la foule, demande de l'énergie, distille quelques attaques en règle et demande au public d'avoir une "lecture lucide des évènements politiques à venir". L'artiste est impressionnant : il saute, crie, court et demande toujours plus au public. La salle est bouillante, mais c'est surtout sur les morceaux de l'époque NTM que le kiffe augmente. Tous y passent dans des interprétations magistrales et énergiques. Rejoint un temps par l'orchestre de "Ceux qui marchent debout", Joey Starr prouve qu'il a sut évoluer, comme sur sa réinterprération du Gare au Gorille de Brassens (dont la sortie sur album fut interdite). Le concert finit par une danse endiablée, puis un rappel apocalyptique. Une grande claque dans la gueule. A bientôt quarante ans (le 27 octobre prochain), le Jaguar est une véritable bête... de scène!
Par Nicolas
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Dimanche 22 avril 2007

La musique de Pop Levi est difficilement contenue dans un cd : elle déborde, explose, s'épanche, se déchaîne, déferle, submerge tout sur son passage, que ce soit dans des moments d'une énergie rare (le morceau d'ouverture, Sugar Assault me now) ou lors d'intermèdes aériens (Skip ghetto).The Return to from Black Magic Party, premier album de Pop Levi (membre fondateur du collectif "psy-rock" Super Numeri à Liverpool puis bassiste de Ladytron) vient de paraître, et il confirme le phénomène apparu en solo sur un Ep sorti en 2006 : extravagant, exubérant!

Pop Levi fait le grand écart entre passé et présent : Blue honey somme comme l'enfant illégitime de la pop psychédélique des années 1970, alors qu'un titre comme Pick-me-up Uppercut surfe sur une pop déglinguée qui oscille entre Mika et les Scissor Sisters. Les mélodies entêtantes et chics comme (A style called) crying chic donnent un grand coup de jeune à la pop actuelle, alors que l'énergie de Dollar Bill rock ressuscitent la flamboyance du glam-rock. Un choc à découvrir urgemment!

Par Nicolas
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Jeudi 14 juin 2007

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Le PS n'attend même pas le 17 juin au soir pour se déchirer, laissons donc la politique pour évoquer rapidement le "cas Julien". Comment, vous ne connaissez-pas encore Julien, le tout nouveau vainqueur de la cuvée 2007 de La Nouvelle star?
Après Christophe en 2006, Julien donc, jeune nîmois de 24 ans, a cette année crevé l'écran, ne laissant que peu de chance à l'autre finaliste, Tigane. Ce jeune homme a tout pour devenir star réelle et non plus virtuelle. Le look (barrette, cheveux gras, costume style mods ou jean serré) ; l'inventivité et l'originalité (sa version de Lolita fut magique) ; le charisme...
Hier, Julien nous a offert un mélange de crooner-dandy-rock-star-hallucinée et possédée. Il a redonné ses lettres de noblesses au jazz dansant dans une version décapante de Smells like teen spirit de Nirvana. Sur You really got me des Kinks, il saute, crie, se roule par terre et y reste un long moment, ne se "réveillant" qu'après un long moment de léthargie, vivant encore de tout son être sa musique, tel un chaman. Enfin, mélancolique, désabusé mais totalement habité par les paroles, il reprit Claude François (Le Mal-aimé). Tout est dit, le public n'a qu'à se conformer à une évidence : Julien est déjà une star, un être à part, un mélange de Jim Morrisson, de Joe Cocker et d'Andy Warhol. 
Malheureusement, le disque qu'il devrait maintenant sortir ne pourra sûrement pas (exigences marketing oblige) retranscrire toute l'énergie, l'originalité et le talent de ce jeune homme. Bonne route quand même!
 

 

Par Nicolas
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Mercredi 4 juillet 2007
Belle surprise hier sur Arte lors d'une soirée Théma, dans le cadre d'un été spécial "Summer of Love". Dans un documentaire intitulé "67, année psychédélique", les réalisateurs nous plongent dans une époque unique en son genre, faite de révolution artistique, d'expérimentations en tout genre et de défonce générale. J'ai pris le programme au milieu, mais j'ai eu le temps de m'extasier à nouveau devant un panthéon musical hors norme : Love, The Doors, The Beatles, Blue Cheer, Janis Joplin, The Who, Jefferson Airplane, Nico... Tous ces noms symbolisent à eux seuls une devise qu'ils ont vécue jusque dans leur propre chair : Sex, drugs and Rock & Roll. Mais c'est surtout un nom, un homme, un extra-terrestre qui, une nouvelle fois, m'a scotché au poste de télévision : j'ai nommé Jimi Hendrix. Car l'année 1967, c'est Monterey, festival entré dans la légende. LE festival pour certains, devant Woodstock même. Nous somme en juin 1967 donc. Et lors de son premier concert aux Etats-Unis, le guitariste d'une autre planète va faire plus fort que les Who, dans une prestation jusqu'auboutiste. Lorsque il commence Wild thing, le public, perdu, comprend cependant qu'il va se passer quelque chose - et il est formidable de voir ces jeunes gens excités, yeux écuarquillés et bouches ouvertes, ne saisissant pas réellement ce qu'il se passe. Jimi chante, il fait hurler sa guitare, entreprend une danse sexuelle avec ses amplis, s'agenouille sur sa guitare, la chevauche. Il incante des forces que lui seul connaît, et dans une chorégraphie hallucinée, il met le feu à sa Stratocaster chérie. Vision incroyable que cet homme en chemise orange et pantalon rouge qui se relève, prend sa guitare et la fracasse sur le sol, pendant que basse et batterie fendent le mur du son. Cette homme était unique, capable de donner une âme à son instrument, l'immolant pour l'envoyer au ciel. Ce "sacrifice instrumental" est aujourd'hui une des plus belles pages du rock. 
Merci Arte. A noter que le "Summer of Love" continuent tout l'été, avec en particulier la diffusion de Gimme Shelter (les Rolling Stones filmés par les frères Maysles), Jimi plays Monterey (Hendrix par D.A Pennenbaker), Tommy (opéra rock déjanté des Who)... Programme complet ici. Nous y reviendrons.
 
Par Nicolas
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de A à Z...

- A -

Strawberry Jam - Animal Collective
Un homme perdu - Danielle Arbid
A l'abri de rien - Olivier Adam
Le Portrait - Pierre Assouline
De l'autre côté - Fatih Akin

- B -

The Flying Club Cup - Beirut
Smokey Rolls Down Thunder Canyon - Devendra Banhart
Shotter's Nation - Babyshambles
Jean-François Bizot -
Comment parler des livres que l'on n'a pas lus ? -
Pierre Bayard
François-Marie Banier -
Fur and gold -
Bat for lashes
Le Royaume - Peter Berg
Bob Dylan - François Bon
Chroniques littéraires - Maurice Blanchot

- C -

Le rapport de Brodeck - Philippe Claudel
Control - Anton Cobijn
North Star Deserter - Vic Chesnutt
La fille coupée en deux - Claude Chabrol
La Radiolina - Manu Chao
Secret Sunshine - Lee Chang-Dong
Le Deuxième Souffle - Alain Corneau
Gustave Courbet - Exposition Grand Palais 2007
Darling - Christine Carrière
My Friends All Died... - Cocoon
Les Promesses de l'Ombre - David Cronenberg
The Waiting Room - Chloé
L'homme sans âge - Coppola
Un bruit qui court - Pauline Croze

- D -

The Pirate's Gospel - Alela Diane
Tom est Mort - Marie Darrieussecq
Five leaves left - Nick Drake
La Passion selon Juette - Clara Dupont-Monod
L'invitation - Etienne Daho
La mécanique du coeur - Dionysos

- E -

Nancy Elizabeth -
Battle and Victory
L'Enfer - Expo BNF

- F -

Distance and Time - Fink
Echoes, Silence, Patience & Grace - Foo Fighters
Leaving the nest - Benjy Ferree
Revival - John Fogerty

- G -

La vengeance dans la peau -
Paul Greengrass
Nouvelles Mythologies - Jérôme Garcin

- H -

Tout est pardonné -
Mia Hansen-Love
White Chalk - PJ Harvey
I'm not There - Todd Haynes

- K -

99 F -
Jan Kounen
La Forêt de Mogari - Naomi Kawase
André Kertész - Expo Chambéry
My Blueberry Nights - Wong Kar-Wai

- L -

Alabama Song -
Gilles Leroy

- M -

Dans le café de la jeunesse perdue -
Patrick Modiano
Gee Whiz but this is a Lonesome Town - Moriarty
Charles et Léo - Jean-Louis Murat
Trees Outside the Academy - Thurston Moore
Les Disparus - Daniel Mendelsohn

- N -

Ni d'Eve ni d'Adam -
Amélie Nothomb
Avant que j'oublie - Jacques Nolot

- O -

Une autre histoire de la littérature -
Jean d'Ormesson
Odeur du temps - Jean d'Ormesson

- P -

Transparent knives -
Promise and the Monster

- R - 

In Rainbows -
Radiohead
Cendrillon - Eric Reinhardt
The State of Things - Reverend and the Makers
La part obscure de nous-mêmes - Roudinesco
Un homme - Philip Roth

- S -

Persepolis -
Marjane Satrapi
Thalasso - Amanda Sthers
American Gangster - Ridley Scott

- T -

Love it when I feel like this -
The Twang
L'heure zéro - Pascal Thomas

- V -

Adieu Pony -
Constance Verluca
Ambroise Vollard - Exposition 2007 Musée d'Orsay
Paranoid Park - Gus Van Sant
Une vie - Simone Veil

- Y -

Chrome Dreams II -
Neil Young
ti_bug_fck
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