La musique de Pop Levi est
difficilement contenue dans un cd : elle déborde, explose, s'épanche, se déchaîne, déferle, submerge tout sur son passage, que ce soit dans des moments d'une énergie rare (le morceau d'ouverture,
Sugar Assault me now) ou lors d'intermèdes aériens (Skip ghetto).The Return to from Black Magic Party,
premier album de Pop Levi (membre fondateur du collectif "psy-rock" Super Numeri à Liverpool puis bassiste de Ladytron) vient de paraître, et il confirme le phénomène apparu en solo sur un Ep
sorti en 2006 : extravagant, exubérant!
Pop Levi fait le grand écart entre passé et présent : Blue honey somme comme l'enfant illégitime de la pop psychédélique des années 1970,
alors qu'un titre comme Pick-me-up Uppercut surfe sur une pop déglinguée qui oscille entre Mika et les Scissor Sisters. Les mélodies entêtantes et chics
comme (A style called) crying chic donnent un grand coup de jeune à la pop actuelle, alors que l'énergie de Dollar Bill
rock ressuscitent la flamboyance du glam-rock. Un choc à découvrir urgemment!
Par Nicolas
0
-
Recommander
Le PS n'attend même pas le 17 juin au soir pour se déchirer, laissons donc la politique pour évoquer rapidement le "cas Julien". Comment, vous ne
connaissez-pas encore Julien, le tout nouveau vainqueur de la cuvée 2007 de La Nouvelle star?
Après Christophe en 2006, Julien donc, jeune nîmois de 24 ans, a cette année crevé l'écran, ne laissant que peu de chance à l'autre finaliste,
Tigane. Ce jeune homme a tout pour devenir star réelle et non plus virtuelle. Le look (barrette, cheveux gras, costume style mods ou jean serré) ; l'inventivité et
l'originalité (sa version de Lolita fut magique) ; le charisme...
Hier, Julien nous a offert un mélange de crooner-dandy-rock-star-hallucinée et possédée. Il a redonné ses lettres de noblesses au jazz dansant dans une version
décapante de Smells like teen spirit de Nirvana. Sur You really got me des Kinks, il saute, crie, se roule par terre et y reste un long moment, ne se "réveillant" qu'après un
long moment de léthargie, vivant encore de tout son être sa musique, tel un chaman. Enfin, mélancolique, désabusé mais totalement habité par les paroles, il reprit Claude François (Le
Mal-aimé). Tout est dit, le public n'a qu'à se conformer à une évidence : Julien est déjà une star, un être à part, un mélange de Jim Morrisson, de Joe Cocker et d'Andy
Warhol.
Malheureusement, le disque qu'il devrait maintenant sortir ne pourra sûrement pas (exigences marketing oblige) retranscrire toute l'énergie, l'originalité et le
talent de ce jeune homme. Bonne route quand même!
Par Nicolas
1
-
Recommander
Commentaires Récents